Émission sur la littérature arabe en Guinée

Publié par : Amara Nabé •  article mise à jour : 21 décembre 2017
Émission sur la littérature arabe en Guinée

Le journaliste Alfred Holemou de la RTG a animé un plateau autour duquel il a reçu des écrivains et intellectuels arabophones a l’occurrence de Pr Koutoub Moustapha Sano, Cheick Habib Chérif, Madame Diallo Mariam Kesso Sow, Pr Imourana Kaba et El Cheick Oumar Barry.

L’émission a commencé par la dédicace d’un livre récemment publié à l’honneur de CCML par Pr Koutoub Moustapha Sano dont le titre est “Sources des fondations grammaticales dans la balance de la loi et de l’intelligence”. À cette date, l’auteur a écrit vingt-six livres dont vingt-trois en arabe. La langue arabe classique se réfère à la langue du Coran qui est différente de la langue arabe d’aujourd’hui – où chaque pays dispose de son créole. Il est même difficile parfois que les différentes créoles arabes se comprennent. L’arabe classique demande beaucoup de respect de la grammaire. L’arabe est la langue du Coran qui unifie les musulmans et garde l’authenticité du livre sacré – le Saint Coran, martèle-t-il. Selon lui il faut avoir une maitrise de la langue arabe et de sa grammaire pour traduire et interpréter le Coran. Ce nouveau livre publié est un outil qui peut aider des gens qui veulent apprendre et améliorer leur niveau de maitrise de la langue arabe.

Cheick Habib Chérif, Chef Section Langue Arabe à l’INRAP, témoigne que l’arabe est une langue universelle. L’introduction de la langue arabe date du début du onzième siècle. C’est pendant ce temps que les écoles coraniques ont été fondées pour comprendre et enseigner l’Islam.

La première école arabe moderne a été fondée en Guinée par Elhadj Mohamed Fadiga à Kindia. La réforme de l’enseignement arabe au niveau primaire par l’État dans les années 1970 suivi par l’enseignement secondaire dans les années 1980. C’est suite à la réforme du lycée en 1991 que l’arabe a été introduit dans l’enseignement supérieur guinéen en 1998/ 1998. L’enseignement arabe en Guinée soufre de manque des manuels scolaires et de formation continue. L’arabe est une langue de lumière.

Madame Diallo Mariam Kesso Sow témoigne sur les recueils d’Elhadj Abdourrahmane Bah. Ce n’est pas au hasard qu’elle a choisi l’érudit qui a occupé le poste du Ministre des Affaires Religieux dans les années 1980. Son papa, l’érudit Thierno Aliou Bhuubah NDiyan, a vu son remplaçant en lui quand il avait seulement onze ans. Son œuvre “Les fruits de mes pensées” parle de la politique, la religion et hommage aux certains érudits.

Le quatrième intervenant est Pr Imourana Kaba, Vice Doyen Chargé de la Recherche a la Faculté des Lettres de l’Université Général Lansan Conté de Sonfonia Conakry. Il y a eu beaucoup d’érudits guinéens qui ont écrit en arabe à l’occurrence Karamo Oumar Taliby Kaba et son grand père Karamo Mamoudou. Cela montre que la Guinée a un patrimoine de culturel arabo-islamique – il faut les valoriser et médiatiser. Leurs œuvres ne portaient pas seulement sur la religion, mais aussi sur la littérature et l’ éducation.

Le dernier intervenant, Elhadj Cheick Oumar Barry qui est journaliste et ancien membre de l’AEEMG a conclu l’émission en montrant la place de la lecture dans le Coran. La lecture occupe une place importante dans le livre saint où ses quatre premiers versets révélés sont sur la lecture, la science et l’écriture dans le Chapitre 96 (l’Adhérence) qui stimule l’homme à lire deux fois : “(1) Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé (2) qui a créé l’homme d’une adhérence. (3) Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, (4) qui a enseigné par la plume.” Le développement vient dans la lecture, conclut-il.

Amara Nabé
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