Journée Internationale de la Paix avec la Fondation Djériba Diaby

Publié par : Amara Nabé •  article mise à jour : 25 septembre 2017
Journée Internationale de la Paix avec la Fondation Djériba Diaby

Le 21 septembre de chaque année, dans le cadre de la promotion de la non-violence et au cessez-le feu, l’humanité célèbre la Journée internationale de la paix. En Guinée, l’édition de cette année a été fêtée sous le label Conakry Capitale mondiale du livre 2017. Invité à prendre part à la cérémonie organisée à cet effet à la Bluezone de Kaloum, El hadj Djériba Diaby, ambassadeur de la paix, a profité de l’occasion pour adresser un message unificateur et de paix à l’endroit des Guinéens.

Ciblant tout à la fois l’élite politique que le citoyen ordinaire, El hadj Djériba Diaby, a tout d’abord tenu à rappeler les menaces qui pèsent sur la paix en Guinée. Des menaces qui, selon lui, se ramènent aux divisions et querelles subjectives entre les Guinéens :
Nous devons être ensemble pour édifier et préserver la paix. Pourquoi être divisé ? Nous sommes en train de perdre nôtres force parce que nous sommes divisés. Dieu a dit dans les livres saints, « Tant que vous êtes unis, je vous donnerai de la force, et tant que vous êtes divisés, je donnerai la force à ceux qui sont unis ». Alors pourquoi nous diviser ? S’il n’y a pas d’entente, des grands pays peuvent devenir des petits pays. Nous avons vu des pays grands comme le Zaïre être envahis par un petit pays comme le Rwanda, tout simplement parce qu’il n’y pas de paix. Bien que nous n’ayons pas connu la guerre, nous avons besoin de paix, puisqu’il n’y a plus de respect entre les Guinéens. Il n’y a plus de confiance entre les Guinéens, Il n’y plus d’amour entre les Guinéens. Et à cette allure, on risque de détruire tout ce que nous avons construit. A la classe politique, je dis que rien ne se résout par la violence, seul un dialogue franc peut contribuer à instaurer la paix dans un pays. Nous sommes en guerre avec nos consciences, avec notre moral.

Conakry capitale mondiale du livre oblige, l’ambassadeur a bien entendu évoqué le livre comme facteur de promotion et de préservation de la paix :
Il faut lire pour connaitre son pays. Celui qui ne lit pas est une personne égarée. Quelque qui ne lit pas ne peut savoir d’où il vient encore moins où il va. Le livre est un facteur qui édifie la paix. Il nous renseigne des différents conflits qui se sont succédé dans le monde pour que nous prenions consciences des dangers des conflits. Apprenons à travers le livre, car le livre peut nourrir en nous la sagesse, la tolérance, le savoir, l’amour, etc.

Sansy Kaba Diakité, le commissaire général de Conakry capitale mondiale du livre, a abondé dans le même sens :
Le livre est l’un des meilleurs facteurs qui édifie et renforce la paix. La lecture permet entre autres, d’accroitre nos connaissances sur la paix et la quiétude sociale.
La journée a pris fin, par une table ronde sur la place du livre dans la paix.

Ibrahima Kindi BARRY
http://www.ledjely.com